Le chaudronnier transforme des tôles plates en volumes : cuves, trémies, conduits, capots et châssis, en acier, en inox ou en aluminium, à partir d’un plan et d’un développé.
La chaudronnerie donne forme au métal en feuille. Le chaudronnier trace, découpe, roule, plie, forme puis assemble des éléments qui deviendront une cuve agroalimentaire, un carter de machine, une gaine de ventilation ou une structure de manutention. Il travaille au laser, au plasma, à la cisaille, à la plieuse à commande numérique et à la rouleuse, puis reprend à la main l’ajustage, le bridage et la mise en position.
L’apprentissage a un avantage décisif ici : on ne comprend le développé d’une pièce qu’en la voyant sortir de la plieuse. L’apprenti apprend à anticiper le retour élastique du métal, à choisir un ordre de pliage, à gérer les déformations dues à la chaleur. Ce sont des savoir-faire d’atelier, qui se transmettent en observant un professionnel puis en refaisant, pièce après pièce.
| Diplômes en apprentissage | CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option A chaudronnerie · Bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle · BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle |
|---|---|
| Accès | dès 16 ans, après la 3e |
| Employeurs | Ateliers de chaudronnerie et de tôlerie fine, Fabricants de matériel pour l’agroalimentaire et la brasserie, Constructeurs de bennes, de citernes et de matériel de manutention, Entreprises de ventilation et de traitement de l’air, Sous-traitants de l’énergie et du nucléaire |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

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Savoir-faire
Qualités
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Le travail se fait debout, dans un atelier ouvert où circulent ponts roulants et chariots. Les tôles sont lourdes et coupantes : gants anticoupure, chaussures de sécurité, protection auditive et lunettes sont la règle. Le bruit de la cisaille et du meulage est constant. Certaines pièces se montent chez le client, ce qui ajoute du déplacement et parfois du travail en hauteur. Les horaires sont ceux de l’atelier, réguliers, avec des pointes quand un chantier doit partir.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
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Le tissu lyonnais de la tôlerie fine est dense à l’est de l’agglomération, autour de Meyzieu, Genas et Chassieu, où se concentrent les sous-traitants de la machine spéciale. Au sud, les industries de procédés font travailler la chaudronnerie inox et le montage sur site. Les zones d’activité de la plaine de l’Ain complètent le paysage, avec des ateliers qui forment leurs chaudronniers eux-mêmes faute de trouver des professionnels disponibles.
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Testez la lecture de plan dès l’entretien : donnez un plan simple et demandez au candidat ce qu’il en comprend. Un jeune qui visualise les volumes progressera vite, même s’il n’a jamais touché une plieuse. Confiez-lui d’abord le débit et l’ébavurage, puis le pliage sur programmes existants, avant de le laisser créer ses propres séquences. Prévoyez un tuteur qui verbalise ses choix : ordre des plis, prise de cote, sens du grain de la tôle. Enfin, ne négligez pas la manutention : un apprenti mal formé aux élingues et au pont roulant est un risque pour lui et pour l’atelier.
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Le chaudronnier travaille la tôle en volume, en atelier, pour des équipements industriels : cuves, gaines, carters. Le métallier fabrique et pose des ouvrages du bâtiment, portails, garde-corps, escaliers, avec beaucoup plus de temps sur chantier. Les gestes se ressemblent, les univers clients non. Le choix se fait surtout selon l’envie d’atelier ou de terrain.
Oui, au moins pour le pointage et l’assemblage. Le CAP et le bac pro du métier abordent les deux familles de gestes. Beaucoup d’ateliers cherchent d’ailleurs des profils mixtes, capables de former une pièce puis de la souder proprement. Se spécialiser ensuite reste possible, mais le socle commun rend l’apprenti immédiatement plus utile.
Il l’est moins qu’avant. Les ponts roulants, tables élévatrices et manipulateurs à ventouses prennent en charge la plupart des charges lourdes. Restent les positions debout prolongées, les manutentions de pièces moyennes et le bruit. Une bonne condition physique aide, mais la précision et le soin comptent davantage que la force.
Le BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle se prépare en apprentissage et mène aux méthodes, à la conception et à la conduite de chantier. C’est la suite logique pour un apprenti qui aime autant le plan que l’établi. L’entreprise y gagne un futur préparateur qui connaît son atelier de l’intérieur.