Le soudeur assemble des pièces métalliques qui devront tenir sous pression, sous charge ou sous vibration : un métier de précision où la qualité du cordon engage la sécurité de l’ouvrage.
Souder, c’est fondre les bords de deux métaux, avec ou sans métal d’apport, pour n’en faire qu’un seul. Le soudeur travaille en atelier de chaudronnerie, sur des lignes de fabrication mécano-soudée, ou en déplacement sur chantier pour du montage et de la réparation. Il maîtrise un ou plusieurs procédés : MIG/MAG pour le volume, TIG pour l’inox et l’aluminium, électrode enrobée pour le chantier. Chaque procédé a ses réglages, ses positions et ses défauts typiques.
L’apprentissage est la voie naturelle, parce que le geste ne s’apprend pas dans un livre. Il faut des heures d’arc, des cordons ratés, des contrôles et des reprises avant d’obtenir de la régularité. En entreprise, l’apprenti soude sur des pièces réelles, avec les tolérances et les délais du client ; en centre de formation, il travaille les positions difficiles et prépare ses qualifications.
| Diplômes en apprentissage | CAP Réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage, option B soudage · Titre professionnel Soudeur assembleur industriel · Bac pro Technicien en chaudronnerie industrielle · CS Technicien en soudage |
|---|---|
| Accès | dès 16 ans, après la 3e |
| Employeurs | Ateliers de chaudronnerie et de tuyauterie industrielle, Constructeurs de machines spéciales et de matériel agricole, Entreprises de maintenance sur sites chimiques et énergétiques, Fabricants de serrurerie, garde-corps et mobilier métallique, Sous-traitants du ferroviaire et de l’aéronautique |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

Photo : Public domain — US Department of Labor / Wikimedia Commons · crédits
Savoir-faire
Qualités
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L’atelier est bruyant, la cabine chauffe et les fumées imposent une aspiration à la source. La tenue se porte en permanence : veste et manchettes en croûte de cuir, gants, chaussures de sécurité, cagoule à filtre optoélectronique, parfois masque à ventilation assistée. On travaille debout, souvent accroupi ou à genoux pour les positions basses. Les horaires d’atelier sont réguliers, avec des équipes postées dans les entreprises qui tournent en continu. Sur chantier s’ajoutent le déplacement, le travail en hauteur et les habilitations qui vont avec.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
Salaires réellement affichés sur les offres industrie & maintenance → · Minima de la convention collective →
La vallée de la chimie, de Saint-Fons à Feyzin et Pierre-Bénite, fait vivre beaucoup d’entreprises de tuyauterie et de maintenance qui cherchent des soudeurs qualifiés. À l’est, la plaine de l’Ain et le nord-Isère concentrent la mécano-soudure et la machine spéciale. Ajoutez le ferroviaire et l’énergie le long du Rhône : un apprenti soudeur mobile se place sans quitter la région lyonnaise.
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Cherchez la main autant que le diplôme. Faites souder le candidat une demi-heure sur une chute, avec le procédé de votre atelier : c’est plus parlant qu’un CV. Prévoyez ses équipements de protection à sa taille dès le premier jour, une cabine dédiée et un tuteur qui accepte de reprendre les cordons avec lui, pas à sa place. L’erreur classique consiste à laisser l’apprenti en pointage et en meulage pendant des mois : sans temps d’arc, il ne progresse pas et il s’en va. Planifiez ses qualifications de soudeur avant la fin du contrat, elles valorisent le poste que vous lui proposerez ensuite.
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Oui. Le CAP se prépare en apprentissage dès 16 ans après la 3e, et le titre professionnel s’adresse aux adultes sans diplôme. Ce que regarde l’employeur, c’est la régularité du geste et le respect des consignes de sécurité. Beaucoup d’entreprises font passer un essai pratique avant même d’examiner le parcours scolaire.
Commencez par ce que pratique l’entreprise qui vous accueille. Le MIG/MAG domine la construction mécano-soudée et donne vite du volume. Le TIG, plus lent et plus exigeant, ouvre l’inox et l’aluminium, donc l’agroalimentaire, la chimie et le pharmaceutique. Maîtriser les deux procédés multiplie les possibilités d’embauche à la sortie.
Pas pour travailler, mais elles deviennent indispensables dès qu’un client impose un référentiel de fabrication : appareils à pression, structures, tuyauterie. La qualification selon la norme NF EN ISO 9606 est nominative, limitée à un domaine précis (procédé, position, épaisseur, matière) et doit être maintenue. Un apprenti qui sort avec des qualifications valides démarre avec une vraie longueur d’avance.
Le risque existe : fumées, rayonnement de l’arc, brûlures, bruit. Il se maîtrise avec l’aspiration à la source, la cagoule adaptée au procédé, les manchettes en cuir et le suivi médical renforcé prévu pour ces postes. Un atelier sérieux mesure l’exposition et remplace les protections usées. C’est une question à poser pendant l’entretien de recrutement.